Histoire

La première occupation de Sallertaine remonte aux âges de la pierre polie, il y a environ 6.500 ans. Les premiers agriculteurs s’y sont établis, pratiquant culture, élevage et pêche, malgré une nature hostile. Jusqu’à l’époque romaine, la mer recouvre la zone actuelle du marais, l’île de Sallertaine devient alors un lieu de villégiature et de repos.

Sallertaine connaît ses heures de gloire au début du Moyen Age avec l’implantation de trois établissements religieux qui impulsent une activité économique majeure : l’extraction et le commerce du sel. Les guerres de religion ensanglantent le marais et Sallertaine n’échappe pas aux exactions.

Jusqu’au XVIIIème siècle, la vie s’écoule lentement au rythme des saisons et des fêtes religieuses. Mais la Révolution va rompre cet équilibre. L’insurrection vendéenne restera longtemps gravée dans les mémoires. Plus de 150 jeunes Sallertainois rejoignent le camp des insurgés.

Le 12 janvier 1800, le général TRAVOT investit Sallertaine et c’est la déroute. L’hémorragie est à la hauteur du sacrifice et la plaie ne se refermera jamais.

En savoir plus sur 

http://sallertaine.com/

http://communes-archives.vendee.fr/commune-sallertaine-260

 

un sallertainois mort pendant les guerres napoléoniennes.

Le 18 juin 1815 avait lieu la bataille de Waterloo qui mit fin à l’épopée napoléonienne.

Deux siècles plus tard, Il nous a paru intéressant de rechercher si un ou plusieurs enfants de Sallertaine avaient participé à cette bataille. Après avoir scrupuleusement « épluché » les registres de décès dans les années qui ont suivi la déroute de l’armée française, nous n’avons trouvé aucun  nom de disparus lié à cet événement.

 En revanche, il est bien fait mention d’un soldat de la Grande Armée mort à SAINT SEBASTIEN en 1809 et dont la transcription a été faite le 19 septembre 1815 à la mairie de Sallertaine.

 Il s’agit de Pierre BLANCONNIER, né à Sallertaine le 6 décembre 1779 à la Frandière.  Fils de Pierre BLANCONNIER, farinier aux Quatre Moulins. Fusilier au 118 ème régiment d’infanterie de ligne de l’armée d’Espagne, il est décédé à l’hôpital Saint Elme de St Sébastien. 

En cette année du bicentenaire de la chute de l’Empereur Napoléon, c’est le seul « grognard » dont nous avons pu retrouver la trace.(1)

(1) Remerciements à Camille Vrignaud pour les recherches qu’il a menées en fin limier dans le dédale des registres !